Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 19:17

Je suis revenue de ce voyage depuis vendredi matin la semaine dernière, mais je n’avais pas encore pris le temps de le rapporter ici.

 

Une fois libérée des examens, et des procédures administratives pour la prolongation de mon permis de résidence, qui m’ont fait passer deux fois quatre heures dans les bureau du FRO (et encore ce n’est pas fini…) je me suis prise quelques jours avec une bonne amie du college, Sneha, népalaise avec qui je m’entends très bien et qui ressentait le même besoin de partir que moi.

Comme elle a un ami qui travaille à Palolem, une plage de Goa, qui pouvait nous avoir quelques réductions pour l’hébergement et la nourriture elle m’a proposé de partir là bas avec elle et j’ai sauté sur l’occasion car j’avais une grande envie de prendre le large et de me reposer.

 

Goa

Après une nuit de bus où j’ai eu froid toute la nuit car on a voulu essayer de prendre un bus climatisé, nous sommes donc arrivées à Goa au petit matin.

 

Goa, c’est des plages de sable fin, des palmiers, le soleil bien jaune et l’océan bien bleu, un coin de paradis touristique qui garde son petit charme à l’indienne.

 

            L’ami de Sneha nous a accueilli et nous a présenté notre hébergement pour le séjour : une petit hutte de couleur à l’aménagement rudimentaire mais donnant directement sur la plage. On trouve ce type de huttes tout le long de la plage de Palolem ainsi que des restaurants semi-couverts qui sont installés après la mousson pour recevoir les touristes qui viennent en masse de décembre à mars. Heureusement, nous sommes tombés à la bonne période, il y avait beaucoup de touristes, d’ailleurs pratiquement que des occidentaux (c’était la première que j’en voyais autant d’un seul coup en Inde) mais les plages n’étaient pas encore trop pleines et l’ambiance restait relativement paisible.

            Nous avons passé quatre jours à nous baigner, à bronzer sur la plage(où on peut même porter un maillot de bain deux pièces car à Goa les mœurs sont plus libérés qu’ailleurs), et à nous restaurer dans la paillote donnant directement sur la mer.

Rien de plus agréable que de pouvoir se lever tranquillement, d’avoir pour première vue un océan baignant dans le soleil, et de s’installer confortablement sur un coussin face à une table basse avec un bon jus de d’ananas tout frais. A Goa, on trouve toute sorte de nourriture et beaucoup de plats occidentaux, donc je n’ai pas beaucoup mangé indien et j’ai eu le droit à un bon café noir tous les matins.

 

                        Le premier soir, l’ami de Sneha nous a fait une surprise et nous a offert un superbe poisson entier et cuisiné, (qui s’appelait ‘kingfish’ mais j’ai pas trouvé la traduction) que nous avons dégusté installés à une table directement sur le sable, éclairé à la bougie…

Après ce bon repas nous sommes allées à un café un peu plus loin sur la plage, où nous avons pu assister à un concert qui était en fait une scène ouverte, chacun pouvait venir avec son instrument et jouer un petit morceau, ce qui a donné lieu à des prestations diverses en style et en qualité. Nous avons rencontré pas mal de gens, car à Goa tout le monde vient vous aborder très librement, beaucoup d’étrangers mais aussi quelques jeunes indiens musiciens, et aussi quelques vieux hippies, dont un couple d’Allemand qui passe la moitié de l’année à Goa (et qui d’après leurs propres paroles «  ne font pas grand chose de plus le reste du temps), dont le mari à la barbe et au cheveux long, toujours la cigarette à la bouche, avait commencé la guitare un an plus tôt, et qui on été très gentils avec nous. La soirée s’est finie sur la plage entre guitare et jembé jouant de toute part.

 

 

Le second soir Sneha et moi-même avons testé un nouveau type de soirée, dont je vous laisse deviner le concept :

-                  imaginez une soirée en boite où vous pouvez choisir la musique, où vous pouvez baisser le son quand vous voulez parler à quelqu'un, où vous pouvez monter le son quand la chanson vous plait et où vous pouvez tout simplement couper le sons le temps d’un instant pour admirer la foule en train de danser…

ça ne vous dit rien ? c’est que vous ne connaissez pas le concept de « Silent Party »

Les ‘silent parties’, c’est des soirées où chacun se voit attribué un casque sans fil, dans lequel est diffusé la musique de 3 dj différents présents sur scène, dont vous pouvez écouter aléatoirement les mix selon votre envie en pressant un bouton, et vous pouvez aussi contrôler le volume du son de votre casque ou tout simplement le retirer.

Ca fait vraiment bizarre d’arriver à une soirée où il n’y aucun bruit de musique, mais où chacun danse sur un rythme différent. Personnellement j’ai beaucoup aimé, pouvoir zapper quand une musique ne me plaisait pas, et pouvoir discuter avec des gens à une soirée sans avoir besoin d’hurler, c’est très appréciable. En plus, sans vouloir en rajouter, la fête avait lieu sur la plage et il faisait très beau…

Il s’avère que de nombreuse soirées à Palolem sont des ‘silent parties’, car les fêtes en plein air ont ceci de gênant qu’on ne peut envoyer la musique sans gêner les voisins, mais grâce à ce système de casques, le problème est résolu, et les fêtes peuvent durer toute la nuit sans aucune nuisance sonore.

 

Le 3e soir nous sommes allées dans un pub anglais où j’ai pu manger….du beef steak ! la première fois depuis des mois, et super bon en plus, avec une sauce aux champignons, des frites (ils appellent ça french fries d’ailleurs dans les restau), et de la salade – un vrai retour au source qui fait du bien aux papilles !

(Je me suis rendue compte à quel point je mets l’accent sur les détails culinaires dans ce blog, ce n’est pas que je sois devenu plus que gourmande que je ne l’étais déjà, bon c’est vrai j’ai toujours aimé manger, mais c’est surtout que c’est vraiment un truc qui est différent ici, donc ça m’occupe plus l’esprit…)

Nous avons savoure ce repas, devant un match de foot car c’est une équipe que Sneha aime bien qui jouait, une vraie soirée à l’occidentale.

Et en sortant du restaurant, on n’a pas pu s’empêcher d’avoir un fou rire et de penser « héhé on vous a eues» face aux nombreuses vaches qui se baladent dans le village comme partout. c’est méchant mais c’est la vie.

 

Hampi :

 

 

Après ce séjour très reposant nous sommes partis sur des routes plus historiques et culturelles, en direction de Hampi, village perdu au milieu de rochers et de ruines de temples à perte de vue.

 

Une nuit de trajet, dans un bus presque rempli de blancs, pour la première fois depuis que je suis en Inde.

Dans le bus nous avons rencontré Assef,  un israélien d’une vingtaine d’années, qui vient de finir son diplôme de droit qui s’est pris quelques mois de voyage en solo à travers l’Inde avant d’entrer dans le monde de travail, avec qui nous nous sommes très bien entendus et qui nous accompagna toute la durée du séjour à Hampi.

 

A peine arrivés au bus-stop qui se trouve un peu à l’écart de la ville, nous sommes harcelés par des dizaines de chauffeurs de rickhaw, qui connaissent tous une superbe auberge où ils peuvent nous emmener. Finalement nous trouvons un rikchaw qui nous embarque tous les trois au village. Après un rapide coup d’œil aux auberges délabrées proposés par de nombreux promoteurs sortis de nul part, nous décidons d’emprunter la navette pour passer de l’autre côté de la rivière qui traverse le village pour trouver un hébergement plus calme.

 

Assef ayant entendu parlé de cette guest-house, nous avons lôgé au « Laughing Buddah », un complexe composé de petites huttes en béton et au toit de chaume, avec au centre un grand cabanon abritant un restaurant très confortable composé de tables basses et de cousins, avec une décoration et une ambiance adaptées aux jeunes voyageurs : tentures psychédélique au mur et musique reggae toute la journée.  Quoique cela n’est rien de vraiment indien,  d’ailleurs les employés étaient népalais au grand plaisir de Sneha, le côté très ‘zen’ m’a séduite…

 

En effet, à Hampi il y a de nombreux jeunes voyageurs, plus ou moins bohèmes, et nous avons rencontré beaucoup d’étrangers venus de toute part. J’étais surprise de me retrouver dans une ambiance aussi internationale, alors que je lors de mes précédents voyages je n’ai pas rencontré autant d’étrangers. Je ne sais pas cela est du à la proximité de Hampi avec Goa, à  son potentiel touristique ou tout simplement  à  la saison, qui est plus adaptée que la précédente mousson (de juin à septembre)  à une venue en Inde. Il y a mêmes quelques hippies comme à Goa, qui vivent là une bonne partie de l’année. J’ai d’ailleurs rencontré un vieux punk français de 40 ans, qui m’a plutôt laissée perplexe, il nous a raconté tous ses exploits en Inde, prétendant avoir  passé une bonne partie de sa vie en Inde et à travers le monde, ce que  j’ai encore du mal à comprendre puisqu’il ne parlait ni anglais ni hindi…enfin c’est lui qui l’a dit : « y a vraiment de ces tordus en Inde… »

 

Le premier jour nous avons loué des vélos et nous sommes promenés du côté calme du village, qui malgré l’afflux de touristes reste très traditionnel, du coup les habitants ne sont pas surpris par nos blanches têtes et son même très contents de nous voir. Nous sommes allées nous baignés dans un lac perdu au milieu des montagnes de rochers. Puis nous avons monté 600 marches pour aller admirer le coucher de soleil du haut du temple de Anuman, dieu des singes, d’ailleurs très présents dans la colline.

Le soir nous nous sommes relaxés dans le restaurant de la guest-house autour d’un thé et de nourriture occidentale, fait quelques rencontres internationales, dont Marta unE espagnole très sympa, avec qui j’ai même joué un peu de jembé.

 

Le deuxième jour nous sommes passés de l’autre côté de la rivière avec Assef et Marta, nous avons retenté l’expérience de la location de vélo, mais cette fois-ci ça n’a pas été très utile car nous nous sommes promenés principalement à pieds aux milieux des immenses ruines de temples et des rochers. C’est impressionnant de voir ces énormes ruines et de s’imaginer qu’il y a des très longtemps une activité importante régnait dans ces lieux. Nous avons pu assister à une cérémonie religieuse dans un temple encore en activité donnant sur la rivière,  et il y avait une réunion de pèlerins car c’était le lendemain de la pleine lune, donc on a pu discuter un peu avec eux.

Puis en fin d’après-midi coucher de soleil du haut des rochers avec vue sur le village, à côté d’un joueur de flûte envoûtant…

 Le soir même détente au restaurant, devant un film car il passe un dvd en anglais chaque soir dans au « Laughting Buddah »

 

Le 3e jour nous avons juste eu le temps de faire un peu de shopping, ce qui est très pratique avec Sneha car comme elle parle hindi, les commerçants ont tendance à être plus cool. De manière générale voyager avec elle a rendu les choses plus faciles parce que souvent les gens la prenne pour une indienne, donc ils nous fichent un peu plus la paix.  Puis après les au revoirs à nos amis de passage, nous avons pris le bus pour retourner à Pune.

 

Le retour à la réalité a été un peu difficile, après deux séjours dans des paysages magnifique et des ambiances décontractées la ville de Pune paraît soudain trop bruyante, encombrées et sans charme….

Heureusement on avait encore quelques jours de congé avant la reprise donc on a pu en profiter pour sortir un peu, soirées, concerts…

 

La reprise s’est faite très tranquillement, on était censé reprendre les cours lundi mais en réalité seuls deux professeurs sur six ont été présents de toute la semaine…pas de chance pour moi qui aurait voulu me montrer présente en cours avant de repartir pour dix jours avec Pierre la semaine prochaine…Mais bon ce n’est pas grave comme ça j’ai eu le temps de me reposer et de préparer mon prochain voyage…

 

 

 

+++ Photos prises avec le portable de Sneha dans l’album Hampi/Goa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus